lundi 23 avril 2018

Tri, désencombrement, minimalisme: ne jetez pas tous vos souvenirs!

Pour ce troisième article de l'année (pas très productive en ce début 2018, mon attention était concentrée sur d'autres choses), j'ai envie de partager avec vous mon expérience personnelle et mon ressenti face à la tendance du désencombrement et du minimalisme qui ont le vent en poupe actuellement.


Il y a 2 ans, j'ai lu un certain nombre de bouquins sur le rangement et le désencombrement (moi, la bordélique chronique, qui gardait le moindre bouchon de stylo "au cas où ça pourrait servir"). J'ai trouvé ça passionnant. Marie Kondo et autres papes du rangement me donnaient les clés pour réussir à me séparer de plein de choses inutiles qui encombraient mes placards. Il faut dire que je suis un cas pratique intéressant. Jusque là, je pouvais même garder des vêtements tâchés, mes vieux cours du lycée ou toutes les brochures des endroits où j'étais allée en vacances.
J'ai donc commencé une détox de mon dressing, j'ai donné un maximum de vêtements que je ne mettais plus (depuis j'ai découvert Vinted* mais j'y reviendrais plus longuement quand j'aurais un peu de recul sur son utilisation), puis j'ai tenté un vide grenier (sans succès: mauvaise organisation et mauvais temps, je retenterai peut-être l'expérience cette année) et dernièrement, j'ai tenté la revente en ligne de livres (idem, j'ai testé Momox mais j'en parlerai quand j'aurais plus de recul). Enfin, j'ai beaucoup jeté.

Et cela a été bénéfique. Mais. Mais. Mais...

Au moment où je m'attaquais à ma boite à bijoux, pleines de breloques fantaisies, cassées pour la plupart, mes Littles me sont tombées dessus: s'exclamant à chaque bracelet: "Ouaouh! ça s'est pour moi! Je peux le prendre Maman?". Je les ai finalement abandonnées avec la boite et cela les a occupées toute l'après-midi. Et je me suis rappelée les heures passées à explorer la boite à bijoux de ma grand-mère, à jouer dans le grenier au milieu des meubles d'un autre temps et à rechercher des "trésors" oubliés. Et du plaisir que ça me procurait. J'ai donc réfléchi 2 minutes à la limite de ce que "désencombrement" impliquait chez moi. Et j'en suis arrivée au constat qu'il me fallait établir des critères plus personnels.

Je ne suis absolument pas prête à me séparer d'objets ou de vêtements "souvenirs". Oui, je garde dans mon armoire le pull de mes 15 ans ou ma robe de grossesse. Oui je garde aussi les lettres de ma correspondante allemande de 4ème que je ne relirai probablement jamais mais ce sont mes objets et j'y tiens. Même si ça prend de la place dans mes placards. De la même façon, même si les chambres de mes filles sont encombrées de jouets, cassés pour certains, je respecte qu'elles y tiennent et refusent de les donner/jeter. Après tout, telle poupée décoiffée qui me semble bonne pour la poubelle a peut-être une valeur sentimentale à leurs yeux. Je leur suggère mais je n'impose pas.

Le minimalisme et le désencombrement ont des vertus. Vivre dans un environnement épuré est apaisant pour l'esprit. Renoncer aux sirènes de la surconsommation, avec le "juste ce qu'il faut" pour vivre bien est un concept qui me parle aussi. Mais nos possessions matérielles ont aussi une valeur sentimentale et certains objets "font du bien". Parce que c'est réconfortant de savoir qu'ils sont là.

A la question: "et si demain, tu perds tout, comment feras-tu?", une expérience récente me pousse à répondre "c'est que c'était le moment de m'en séparer". Depuis 15 ans, je portais autour du cou ma médaille de baptême en or. C'était un peu mon porte bonheur. Il y a quelques mois, la chaine s'est cassée et la médaille est tombée. Étant chez moi, j'ai pu ramasser la médaille et remplacer la chaine. Quelques semaines plus tard, en rentrant chez moi, j'ai découvert que la nouvelle chaine s'était cassée aussi. La chaine était resté sous mon pull mais je n'ai jamais retrouvé la médaille. Celle-ci avait une petite valeur financière et une grosse valeur sentimentale. Je suis assez triste mais finalement, je me dis, que pour avoir cassé deux fois la chaine, je pense que ma médaille avait vraiment décidé de me quitter!

Il s'agit d'un événement extérieur, indépendant de ma volonté, donc je n'ai pas de prise dessus. En revanche, l'acte de jeter ou de donner est quelque chose de volontaire. Aujourd'hui, j'essaye de trouver le juste milieu entre garder ce qui me fait du bien, ce que je souhaite transmettre à mes filles, voir anticiper ce qu'elles aimeraient garder ou découvrir sans transformer ma maison en brocante ou dépôt. Et cela me convient bien.

Et vous, vous êtes plutôt du genre minimaliste ou écureuil?


*vente en ligne de vêtements entre particuliers

lundi 2 avril 2018

Une petite fille aux cheveux gris


Elle est partie ce matin.

Une petite fille dans un corps frêle et fatigué de presque 70 ans, que la vie a fait naître handicapée. Un handicap mental, une déficience intellectuelle la rendant à jamais dépendante comme une enfant.

Elle avait 34 ans et déjà des fils argentés dans les cheveux quand je suis née et qu'elle est devenue Tata pour la première fois.

Il m'a fallu quelques années pour comprendre qu'elle avait quelque chose de particulier ma Tata Annie. Moi, je n'avais pas d'autres oncles et tantes donc une tata, c'était forcément une Tata Annie.

C'est chouette d'avoir une Tata Annie quand on est gamin. Parce qu'elle peut nous surveiller, nous courir après dans les champs et alerter les parents en cas de danger. Parce qu'elle est drôle avec sa façon de parler et ses expressions bien à elle. Parce qu'elle aime faire le clown et nous voir rigoler. Parce qu'on rit avec elle, non pas à ses dépends mais avec toute l'affection qu'on lui porte.

Avoir une Tata Annie, c'est entendre une version décalée de l'actualité dont elle ne perd pas une miette: de la vie politique française aux frasques de Johnny Hallyday. C'est déconstruire tout un système de communication pour comprendre le monde à travers ses yeux.

Avoir une Tata Annie c'est percevoir l'angoisse de ma grand-mère et le souci de mon père. Et s'il nous arrive quelque chose, que deviendra-t'elle, qui s'occupera d'elle? C'est faire pour elle les choix qu'elle ne pourra pas faire. C'est se demander toujours si ce sont les bons sans avoir de certitude.

C'est faire face, l'âge avançant, à un handicap physique et un vieillissement précoce. C'est vivre au jour le jour et s'adapter.

C'est savoir que l'on côtoie quelqu'un de spécial. Que sa différence transcende ses proches. Que l'amour et l'affection sont là, aussi puissants que la détresse parfois.

C'est ce mélange de soulagement et de chagrin aujourd'hui. C'est se dire qu'elle a été quelqu'un et que son empreinte nous aura marqués, par sa personnalité comme par sa différence.

À Annie et à tous les enfants spéciaux,
À mes grands-parents et à tous les parents qui ont vécu ou vivent le handicap,
Je partage cette magnifique et tellement juste chanson de Linda Lemay:

Ceux que l'on met au monde






lundi 19 mars 2018

Et le blog dans tout ça?

Bientôt 3 mois que je ne me suis pas penchée sur le clavier pour vous raconter les petites histoires de ma vie de maman.

Ce n'est pas l'envie qui m'en manque mais le temps brave gens! Ce foutu temps qui me file entre les doigts, cette routine quotidienne que j'assure en apnée et ces quelques pauses salvatrices pendant lesquelles je regarde les filles grandir, je partage une soirée film ou série avec mon Presque Mari, je bouquine, je rêve.

Le blog fait partie de mes loisirs comme lire, aller nager, danser, suivre une série, voir un film au ciné, faire une activité manuelle, décorer ma Petite Maison, faire des sorties en famille,... Mais comme ma vie est très remplie, il faut que je fasse des choix dans tout ça. Je ne peux pas tout faire en même temps donc je priorise. Ce n'est pas grave. Je reviendrai bloguer un peu plus tard.

Pourtant, j'aurais plein de choses à vous raconter: tous ces livres que je lis et qui m'inspirent, ma tendance de plus en plus forte à me connecter à la nature, aux arbres, ma cure de sève de bouleau (Pocahontas est devenue mon héroïne), les projets d'aménagement de ma Petite Maison et mes envies de voyages en famille (S'ancrer, s'envoler et revenir au nid, je ne sais pas si ça parle à quelqu'un ou si je divague toute seule).

Les filles vont bien:
Little 1 enchaine le judo, la danse classique, la piscine, et quand elle n'a pas son quota de sport, elle demande à sortir courir autour de la Maison même sous la pluie pour se défouler (elle ne tient clairement pas son côté sportif de sa mère). Son CE2 se déroule bien également.
Little 2 vit sa vie de petite fille de maternelle. Son univers tourne autour des Littles Ponys et des Barbies. Elle aimerait être une sirène (mouaif, pas très pratique une queue de poisson mais bon, ne bridons pas les ambitions des jeunes). Elle a encore été ennuyée par son asthme cette hiver: grippe, bronchite et maintenant les allergies de printemps. Pfffff! Ma pauvre Louloute, j'espère que ça ira mieux en grandissant. Elle est assez proche de sa grande sœur pour les jeux mais se fait martyriser par sa teigne de petite sœur. Les crêpages de chignon sont légion en ce moment.
Little 3 (Attila pour les intimes) est une petite fille de bientôt deux ans et demi en totale conformité avec le nourrisson qu'elle a été. Le boss, c'est elle! Elle vient en plus de découvrir le redoutable pouvoir de dire "je t'aime" en faisant un gros câlin. Clairement, je fond comme une guimauve devant elle, même si la seconde d'avant, j'étais prête à la piler!

Parmi nos ambitions du printemps, il y a celle d'adopter des poules. N'hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux, pour ne rien louper du moment palpitant où elles vont débarquer chez nous.

Voilà pour les dernières nouvelles. Promis, dès que je trouve 5 minutes, je reviens vous parler de mes envies, découvertes et de l'évolution de mon mode de vie.

Bises.


samedi 30 décembre 2017

2017, c'était....

...une année plutôt sympa dans l'ensemble et qui a passé tellement vite il me semble!

Pour nous ce fut une année très clémente: des évolutions professionnelles pour tous les deux, une vie familiale qui se pose et s'organise. Des escapades seule ou en famille. Des nuits un peu plus longues qu'en 2016 et une forme physique qui revient doucement.

Chaque mois de cette année, j'en ai consigné les meilleurs moments, quasiment la seule activité du Blog d'ailleurs. Un manque de temps flagrant pour écrire et bloguer qui m'a amené récemment à remettre en cause sa légitimité. Au moment où j'écris, je ne sais toujours pas ce qu'il deviendra en 2018. Je l'ai commencé au cours de l'été 2015, pendant ma dernière grossesse. Au départ, je voulais essayer un truc nouveau, tester ce mode d'expression 2.0. Puis au fil des mois, alors qu'en parallèle, je perdais totalement confiance en moi professionnellement et où je me noyais dans le brouillard des nuits sans sommeil, il est devenu mon rempart pour ne pas être engloutie par les flots: vos retours, petits mots et commentaires sympas, de soutien ou d'encouragement m'ont vraiment aidé, non seulement à me maintenir à flots mais à approfondir ce nouveau domaine et développer de nouvelles compétences. Il m'a aidé à me réaliser autrement que dans mon rôle de Maman (celui que je préfère mais ne faire QUE ça ne suffit pas à mon équilibre) ou dans ma vie professionnelle où je perdais pieds. Grâce à lui, j'ai fait de nouvelles rencontres amicales, certaines ont déjà débouché sur une rencontre dans la vraie vie, j'espère que d'autres viendront un jour. Grâce à lui, j'ai eu la satisfaction d'une reconnaissance sur Hellocoton à une époque, ce réseau social spécial blogueuses que je fréquentais auparavant en tant que simple lectrice. Il m'a ouvert un nouveau champ des possibles. J'oscille régulièrement entre l'envie de le développer et celui d'arrêter. Entre les moments où l'inspiration est là et les moments où je préfère me replier dans ma bulle.

Je ne sais toujours pas ce qu'il deviendra en 2018. Peut être un peu plus lifestyle ou humeurs avec des publications certainement irrégulières puisqu'il passe APRÈS la gestion de ma famille, du quotidien et de mes journées au travail. L'arrêter totalement, je n'y crois pas. J'ai toujours trop de choses à raconter lol.

Avant de me projeter sur 2018, que j'espère aussi belle évidemment, je me retourne donc une dernière fois sur 2017:

En Janvier, j'ai décidé de changer de stratégie  et d'apprécier ce que j'avais plutôt que de me focaliser sur ce qui n'avançait pas dans ma vie ou qui était source de mécontentement, fatigue ou frustration. Et notre Little 2 a fêté ses 4 ans.

En Février, j'ai appris que j'allais enfin pouvoir quitter le service dans lequel je m'embourbais professionnellement depuis des années. Et j'ai passé de très bonnes vacances d'hiver en famille.

En Mars, j'ai commencé mon nouveau boulot, avec la sensation qu'il faudrait du temps pour y voir clair. Mais ce temps, finalement, j'étais prête à le prendre.

En Avril, nous avons profité d'un joli printemps, d'un nouveau rythme de vie et de nuits un peu moins découpées.

En Mai, Little 1 est partie pour la première fois en classe de montagne pendant 8 jours. De mon côté, j'ai rejoint mes copines blogueuses pour un week-end à Toulouse  entre filles. Une escapade qui m'a fait le plus grand bien.

En Juin, j'ai constaté que j'avais deux fois dix-sept ans, nous avons profité des longues soirées au jardin, des barbecues et des Littles.

En Juillet, nous avons passé une journée au Pal en famille. Nous avons baptisé Little 3, l'occasion de passer de bons moments et de remplir notre mémoire familiale de nouveaux souvenirs.

En Août, nous avons profité des fêtes de villages, nous avons passé une semaine en Bretagne et Memée nous a quittés. Un mois étrange, fort en émotions.

En Septembre, nous avons été pris dans le tourbillon de la rentrée comme chaque année avec cette impression de vivre en apnée pendant un mois.

En Octobre , nous avons fêté les 8 ans de Little 1 et les 2 ans de Little 3. Les Littles ont fêté Halloween et Little 2 a appris à faire du vélo sans roulettes.

En Novembre, j'ai fait du ménage et du tri dans la Petite Maison. Nous nous sommes séparés des affaires de bébé et nous avons repris le rythme intense école/boulot.

En Décembre , j'ai plongé dans l'ambiance de Noël, je me suis absentée deux fois coup sur coup de la Maison pour des formations sur Paris et j'ai fini l'année en faisant du "glandouillage sur canapé" mon sport quotidien.

À quelques heures du Réveillon, je remercie 2017 pour tout ce qu'elle nous a apporté: une  année de transition, douce, confortable, pleine d'émotion et d'amour et tellement rassurante. J'espère vraiment que 2018 lui ressemblera.



vendredi 29 décembre 2017

Décembre 2017

Ça y est. Nous voilà au terme du dernier mois de cette année 2017.


Début décembre, j'avais rédigé une liste de 24 petits plaisirs quotidiens à savourer façon calendrier de l'Avent et je dois dire que j'ai réussi à en réaliser pas mal.

Alors que s'est-il passé en decembre dans notre Petite Maison?

Le 1er, la neige a fait son apparition. Juste pour mon anniversaire. Une journée passée à profiter de mes Littles et à câliner, sans courir partout ce qui n'a en rien ressemblé au reste du mois que j'ai passé en vadrouille, sur les routes et sur les rails.




Dès le premier week-end, nous nous sommes attaqués au sapin de Noël et aux décos de la Maison. Comme je savais que le reste du mois, nous aurions peu de temps pour le faire, c'était parfait. Chants de Noël, mandarines et chocolat chaud, nous avons fait la totale.


En décembre, il a fallu faire des choix entre vie professionnelle et vie familiale. Anticiper mes déplacements pour que tout roule en mon absence. Affronter les inquiétudes et les "Maman, je n'ai pas envie que tu partes". Rassurer, câliner encore. Ça agace le Presque Mari tout ça. Il m'assure que tout se passe bien quand je ne suis pas là. J'en suis sûre évidemment mais je ne peux pas m'empêcher de douter et de culpabiliser un peu. En partant, j'ai loupé Little 1 qui courrait pour le Cross départemental, la laissant aux bons soins des mamans de ses copines et de sa maîtresse, j'ai loupé le Noël de l'école qui a été assuré par Manou et le Noël du CE du Presque Mari qui l'a joué papa solo avec ses 3 filles...

J'ai donc fait un premier séjour à Paris. Neuf ans que je n'étais pas remonté à la Capitale. La dernière fois, c'était avant ma première grossesse. En decembre 2008. Le mois suivant, je tombais enceinte de Little 1 et La Grande Aventure commençait. Cette fois-ci, j'ai donc profité de mon séjour pour revoir un très vieil ami Parisien. Nous avons fait le tour de Paris illuminé en dissertant pendant des heures sur nos vies d'hier, d'aujourd'hui et de demain.


Je suis rentrée à la Maison en coup de vent pour quelques jours avant de repartir la semaine suivante à Paris toujours. J'ai voulu profiter de ce retour express pour faire des Bredeles que j'ai complètement raté pour la première fois de ma vie. Heureusement, on s'est rattrapé pendant les vacances, en prenant davantage le temps de bien faire les choses.


Mon deuxième séjour Parisien a été aussi chouette que le premier, entre les journées passées à réfléchir et à travailler intensément et les soirées à profiter de l'atmosphère parisienne et des illuminations. En revanche, la fatigue a commencé à se faire sentir avec le manque de sommeil (j'en ai trop manqué ces dernières années, je ne supporte plus). J'avais les cervicales bloquées et des courbatures.

La dernière semaine avant les vacances, j'ai vraiment barré les jours et j'avais du mal à être efficace. D'autant plus que, même si j'avais (pour une fois) un peu anticipé fin Novembre, j'ai quand même fini par trouver mes derniers cadeaux de Noël le 22 décembre.

Dès le 23, nous sommes allés faire connaissance avec le nouveau petit cousin des Littles, né quelques jours avant Noël. Puis, ma Presque cousine et son chéri ont débarqué dans la Petite Maison.

Le Reveillon de Noël s'est joué chez Beau Papa et Belle Maman et pour la première année depuis des lustres, je ne me suis pas écroulée de fatigue avant la fin du repas....ce qui n'a pas été le cas de la nouvelle jeune Maman à peine sortie de la maternité (c'est quand même bien quand les enfants grandissent 😊).

Le lendemain, nous recevions la famille de mon côté. Encore un bon moment passé tous ensemble. Le 25 au soir, nous étions tous un peu épuisés et sur les nerfs. Une bonne nuit de sommeil nous a remis sur pieds et les filles ont pu jouer avec leurs nouveaux jouets.


Cette dernière semaine de l'année m'a permis de me poser un peu et de faire le point. J'aime bien les vacances de Noël et cette ambiance si speciale entre régression et moments en famille. Cette période où l'on fait un petit bilan de l'année écoulée et où l'on se projette dans celle qui arrive en espérant le meilleur.

Nous avons traîné en pyjama, regardé des dessins animés et fait quelques promenades en forêts. Les Littles ont joué avec leurs cousins, les grands ont papoté. On a arrêté de courir le matin. Nous avons même fait quelques grasses mat'. J'ai lu et j'ai écrit. Je suis allée nager. J'ai lu des petits livres aux filles, j'ai joué avec leurs nouveaux jouets. J'ai cuisiné. Nous avons câliné encore et encore. J'ai caressé mes chats et mangé du chocolat.

À quelques heures du Réveillon,  je peux dire que j'ai passé un très bon mois de Décembre.

dimanche 10 décembre 2017

Dans ma bulle*

Il fait gris, froid, venteux, pluvieux, neigeux (rayez la mention inutile). Bref, l'automne est déjà bien installé et l'hiver approche à grands pas. Quand je rentre à la Maison chaque soir, il fait nuit et j'ai passé au minimum 35 minutes sur la route en fin de journée. Les Littles sont généralement surexcitées, tout le monde a quelque chose d'urgent à me raconter en simultané (le Presque Mari aussi) et la course contre la montre est lancée pour arriver, en 2 heures à préparer le repas, doucher tout le monde, veiller à ce que chacune finisse sa soupe, pister le brossage des dents et mettre les 3 au lit l'une après l'autre en veillant à leur accorder un peu de temps à chacune individuellement. J'avoue que çertains soir je perds patience quand l'une ou l'autre me rappelle une, deux ou trois fois parce qu'elle a soif, a perdu le doudou, a peur du renard qui est venu manger les poules de son cousin (mais il n'y a pas de renard dans la Maison et puis on a pas de poules, chérie 🙄).

Bref, j'attend avec impatience ce moment où je vais pouvoir me faire une tisane et checker mon fil d'actu, affalée sur mon canapé avec une bougie parfumée qui se consume à proximité. 


À l'automne, alors que nous nous promenions dans une jardinerie du coin, les Littles ont été attirées par de savoureuses senteurs parfumées qui provenaient d'un rayonnage de bougies. Nous avons découvert les YankeeCandles et leurs parfums gourmands. Pour leur faire plaisir, nous avons pris 3 petites bougies aux senteurs légères. La semaine suivante, j'ai reçu un communiqué de presse m'informant de la sortie de la collection "cookie swap" aux parfums plus gourmands les uns que les autres que l'on m'a fort gentiment proposé de tester. J'ai donc reçu une jarre au parfum biscuit choco-caramel (vous pouvez aussi retrouver pain d'épice au sucre glace ou sablés à la confiture)

Voici ce que j'ai aimé:

 - La présentation dans la bonbonnière. Je trouve que cela se fond parfaitement dans ma déco hygge et cocooning.
- L'odeur est très présente même sans allumer la mèche. Si l'on souhaite en profiter pour embaumer la Maison, il suffit de laisser le couvercle de la jarre ouvert.
- Pour moi, la senteur choco-caramel est un peu too much. Le Presque Mari et les Littles ne sont pas du tout de cet avis et l'aiment beaucoup.


C'est ainsi que je passe mes soirées ces derniers temps: sous mon plaid, avec ma tablette, un bouquin ou un magazine. Je savoure le calme de la Maison, j'écoute d'une oreille distraite les séries ou émissions que regarde le Presque Mari, je regarde danser la flamme de la bougie. Ces moments de pause où je suis dans ma bulle me permettent de déconnecter et de recharger mes batteries pour la journée du lendemain qui sera au minimum aussi chargée que celle qui s'achève.

Et toi team Candle or not?


*Merci à Yankee Candle et Marie-Eve pour ce test.

vendredi 1 décembre 2017

35 ans



Ce moment est juste parfait: mes 3 Littles qui soufflent les bougies de mon 35ème anniversaire juste après avoir chanté en chœur "Joyeux anniversaire Maman"!

35 ans. Un tournant dans la vie. Un virage un peu flippant qui vous propulse directement face aux 40 tant redoutés. Un tourbillon vertigineux vient d'engloutir une décennie sans que je m'en soit rendue compte (hier encore j'avais 25 ans bordel!).

J'ai l'impression d'avoir franchi une étape avec ce chiffre au compteur désormais. J'ai ce sentiment d'avoir posé les bases et les jalons de ma vie future. Seulement maintenant. Et maintenant seulement la vie d'adulte va commencer.

C'est un sentiment qui n'est pas du tout morose au contraire. Je me sens mieux armée aujourd'hui pour me lancer.

À 20 ans, on teste, on essaie, on avance sans se poser de questions, on est sûrs de soi par moments et plein de doutes la seconde d'après.
À 35 ans, on a essuyé pas mal de revers donc on a appris à s'en protéger. On sait prendre le recul et la distance nécessaire vis à vis des événements. Les difficultés et les coups durs nous ont permis de développer tout un tas de compétences pour y faire face et avec le recul, on se dit qu'on a géré et surtout qu'on est capable de gérer en toute circonstance. On a les ressources et on le sait.

À 20 ans, on a des rêves plein la tête: boulot, enfants, maison, voyages et autre...
À 35 ans, on a déjà checké une partie de la liste (et c'est très satisfaisant) mais il nous reste plein de rêves et de projets à accomplir.

Mes 35 ans à moi résonnent comme un nouveau départ après la (longue) parenthèse de la maternité. Construire une famille était sur ma liste. La prochaine étape étant de mener cette famille à bon port, tout en cultivant d'autres champs comme mes loisirs, mes envies créatrices, mes envies de voyage et de réalisation personnelle, sans oublier évidemment ma vie professionnelle.

Happy 35 to me! (Tenir un Blog est un exercice incroyablement narcissique 😊).